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Pourquoi j’ai laissé tomber le NaNoWriMo

Pourquoi j’ai laissé tomber le NaNoWriMo

Pourquoi j’ai laissé tomber le NaNoWriMo

Pourquoi j'ai laissé tomber le NaNoWriMo

J’ai participé au NaNoWriMo 4 fois. Cette année, ce devait être ma cinquième participation, et je n’irai pas jusqu’au bout. Ce n’est pas une décision prise à la légère. Je me suis accrochée pendant deux semaines avant de m’avouer que ça ne fonctionnait pas. Je regarde maintenant les autres participants continuer sans moi et si je ressens parfois un peu de regret, je sais que je ne me suis pas trompée.

Aujourd’hui, je veux vous parler des raisons qui mon poussée à abandonner cette édition du NaNoWriMo, ainsi que de mon plan pour les prochains mois.

Mauvais départ

Je remettais déjà en question ma participation au NaNoWriMo à la fin du mois d’octobre. Un de mes chats, Docteur, était malade. (Allô, l’ironie.) Son diagnostique est tombé le 27: c’était la leucose, une des maladies félines les plus mortelles.

Si je dis «c’était la leucose», c’est parce que le pire est arrivé le matin du 2 novembre. Tout de suite après avoir écouté la chanson Baby de Clean Bandit avec Marina et Luis Fonsi (que je ne suis toujours pas capable d’entendre sans flashback), tout juste avant ma première session d’écriture de la journée. Pendant que je lui donnais ses médicaments. Même si rationnellement je sais que j’ai tout fait comme il fallait, je me suis sentie coupable.

Superbe état d’esprit pour écrire, non?

Malgré mon deuil, malgré surtout les yeux qui brûlaient à force de pleurer, j’ai persévéré. Je n’ai écrit que 209 misérables mots cette journée-là. Le reste de la semaine, c’était un miracle si je dépassais 1000 mots. Mais j’avais besoin de penser à autre chose. Me forcer à écrire un peu chaque jour m’a aidée à ne pas m’accrocher à la colère que je ressentais envers moi-même, et pour cette raison je ne regrette pas l’avoir fait.

Enthousiasme: porté disparu

Mon enthousiasme se serait probablement évaporé même sans le décès de Docteur.

Je vous disais dans mon dernier article que j’allais revisiter mon roman du NaNoWriMo de l’an passé, puis j’ai changé d’idée. Une histoire de journaliste qui enquête sur la survivante d’une secte m’est venue de nulle part.

Ce n’était pas une mauvaise idée. Elle ne me prenait tout simplement pas aux tripes. La protagoniste, F., était motivée par son ambition, par une quête de la gloire à tout prix qui m’a rapidement irritée. J’ai essayé de lui donner des qualités pour me la rendre sympathique: elle est devenue ennuyante.

Je ne l’avais pas vue comme ça pendant la planification. Ce n’est qu’au fil des scènes que j’ai réalisé que je n’aimais pas F. Et comme l’intrigue dépendait d’elle, de ses rêves de grandeur et surtout de sa malhonnêteté, j’ai rapidement tout détesté de mon projet. Écrire est devenu une corvée.

Mon manque d’enthousiasme a évidemment freiné ma productivité. Si j’avais eu plus de temps, j’aurais peut-être pu trouver un autre angle pour raconter l’histoire malgré tout. Mais ce n’était pas le cas.

Beaucoup de stress, aucun plaisir

Je prenais de plus en plus de retard. Il y a eu de bonnes journées où j’ai réussi à oublier à quel point je n’aimais pas ce que j’écrivais et à dépasser mon objectif quotidien. Ce n’était jamais assez et ces bonnes journées étaient suivies de mauvaises.

Si la courbe de progression sur le site web de NaNoWriMo peut nous motiver et nous aider à mieux planifier nos sessions d’écriture, elle a été mon antagoniste ce mois-ci. Elle me décourageait chaque fois que j’y jetais un coup d’œil. À un moment, elle m’informait que ma moyenne quotidienne était de 1200 mots et que je devrais écrire 2000 mots par jour si je voulais «gagner». J’ai fini par ne voir que ça. J’écrivais pour rattraper mon retard plutôt que pour raconter une histoire.

NaNoWriMo ne m’apportait donc rien de bon cette année. Une fois que la douleur du deuil s’est adoucie, je n’ai plus eu autant besoin de distractions que dans les premiers jours. Le stress d’ajouter des mots à mon manuscrit prenait toute la place. Le plaisir d’écrire n’était pas au rendez-vous… C’est le 14 ou le 15, je ne me souviens plus trop, que j’ai décidé que j’avais assez donné.

Nouveau plan

Adieu personnage arriviste, rebonjour Henriette. J’ai pris quelques jours de repos, puis j’ai retrouvé l’histoire commencée l’an dernier.

De ce premier jet écrit en 2017, je n’ai gardé que les fondations. C’est encore l’histoire d’une jeune femme des années 50 qui, après être tombée dans un lac, en ressort des décennies plus tard. J’ai repris plusieurs des personnages inventés l’an passé: Henriette, évidemment, mais aussi Iris à qui je regrettais ne pas avoir donné un plus grand rôle, Paul-Émile qui a beaucoup à cacher, Léonie qui ne saisit pas tout l’ampleur de son héritage, Rafaela qui se dévoue aux autres pour ignorer ses propres problèmes, et Kim qui connaît tous les résidents du village et toutes les rumeurs qui y courent.

Je revois maintenant les détails de l’intrigue. Si la plupart des personnages n’ont pas changé, je leur ai attribué de nouveaux rôles. Iris, pour ne parler que d’elle, est passée de personnage secondaire à narratrice.

Mes objectifs pour les prochains mois:

  • Commencer à écrire avant la fin de l’année.
  • Prendre le temps d’apprécier ce que je fais, ne pas voir le processus d’écriture comme une course.
  • Ne pas oublier pourquoi j’aime autant cette histoire.
  • Travailler sur mon roman au moins cinq jours par semaine.

Si vous participez au NaNoWriMo, courage! La ligne d’arrivée est tout près!

Quels sont vos objectifs d’écriture pour le reste de l’année?

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