5 leçons apprises durant NaNoWriMo

Ouf! Je peux maintenant le dire, j’ai survécu au mois de novembre et, plus précisément, au NaNoWriMo. Je romps aujourd’hui mon long silence avec un petit bilan des leçons que j’ai apprises grâce à ce défi d’écriture.

Je me suis embarquée dans l’aventure du NaNoWriMo cette année sans espérer «gagner», c’est à dire réussir à écrire 50 000 mots en 30 jours. Mon objectif était d’abord et avant tout de commencer à écrire mon roman sans l’abandonner à la première difficulté. Tant pis si je n’écrivais que 20 000 mots comme ça avait été le cas pour le Camp NaNoWriMo à l’été 2016. Ou plutôt, tant mieux. Ça aurait quand même représenté le quart de mon roman complet!

Ai-je atteint mon objectif? Oui! Mais je n’ai pas écrit le quart de mon roman… j’en ai écrit la moitié!

J’ai terminé le mois avec un peu plus de 55 000 mots et les larmes aux yeux. Oh oui, j’ai pleuré à la fin. De soulagement, de fierté, de bonheur, et un peu aussi de douleur, parce que j’ai aussi terminé le mois avec un mal de dos horrible.

L’article d’aujourd’hui est plutôt personnel. J’aurais pu essayer d’écrire un texte universel, mais je crois que ça n’aurait aidé personne. J’espère tout de même que vous apprécierez lire à propos de mon expérience. Si vous avez vous aussi participé au défi, n’hésitez pas à me dire en commentaire quelles leçons le NaNoWriMo vous a apprises! J’ai bien hâte de vous lire.

5 leçons apprises durant NaNoWriMo

Planifier? Oui, mais…

À la fin du mois de septembre, je vous disais que je rédigeais un plan.

L’ai-je suivi à la lettre? Non.

Me sert-il encore? Pas vraiment.

J’ai malgré tout l’intention de continuer à planifier mes histoires. Le mois dernier, ça m’a permis d’écrire le premier acte en vitesse et d’arriver à l’élément déclencheur sans avoir l’impression qu’il me manquait quelque chose et sans avoir eu le temps de douter.

Ce plan continue à avoir une utilité, même si elle est minime: je connais les besoins de mes personnages. Je sais où ils devraient être lorsque j’écrirai le mot fin et quelles seront les conséquences s’ils n’y arrivent pas. Henriette, Rafaela et Émile m’ont traînée loin de ce que j’avais prévu pour eux en novembre, et c’est très bien comme ça. Ils avancent quand même dans la bonne direction (ou pas, une fin désastreuse peut être intéressante aussi).

Petits objectifs deviendront grands

Ça aussi, je vous en parlais dans l’article de septembre.

Je ne m’attendais pas à ce que ça fonctionne aussi bien. J’ai réussi à écrire 2000 mots lorsque la motivation me manquait, seulement en divisant l’objectif en plusieurs petites sessions d’écriture. 50 mots pendant que le thé infuse, 100 mots en buvant ma tasse de chai au chili chocolaté (mon thé préféré), encore 50 mots avant de me permettre de regarder le dernier épisode de Jane the Virgin

Et puis, ni vu ni connu, j’ai réussi à prendre de l’avance par rapport au rythme suggéré par NaNoWriMo.

J’espère continuer à mettre à profit ce petit «life hack» toute l’année: même quand je n’ai pas envie d’écrire, même si c’est Noël, même si j’ai une liste de tâches à accomplir longue comme le bras, j’écrirai au moins un peu tous les jours. Écrire «seulement» 50 mots, c’est encore avoir fait avancé l’intrigue d’un pas vers l’avant et ce n’est pas négligeable!

C’est possible de tourner le dos au perfectionnisme

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.

Je commence par la mauvaise: si vous êtes perfectionniste, il est plus que probable que la petite voix qui vous souffle ça pourrait être mieux ne se taira jamais.

La bonne nouvelle, toutefois, c’est que vous pouvez apprendre à ignorer cette petite voix.

J’ai passé les deux dernières années à me répéter comme un mantra une citation d’Ernest Hemingway:

The first draft of anything is shit.

Et une autre que j’aime beaucoup, celle-ci attribuée à Jessica Brody:

Don’t be afraid to write crap because crap makes great fertilizer.

Je les ai écrites dans mon Bullet Journal, sur la première page de mes carnets, je les ai lues, relues.

J’attribue mon «succès» le mois passé à ce rappel constant que le premier brouillon n’est pas supposé se lire comme une oeuvre d’art. Les belles phrases, les chapitres qui s’enchaînent avec fluidité, ça viendra quand j’aurai l’histoire complète devant mes yeux.

Mon critique interne n’était pas content, mais je ne lui ai pas donné de l’importance. Je n’aurais pas écrit plus de la moitié de mon roman si je m’étais attardée à reformuler mes phrases, à revenir en arrière pour retravailler le dialogue, à toujours chercher le mot juste ou la description parfaite.

J’ai écrit beaucoup de merde, mais le fond, l’histoire elle-même, est en train de prendre forme. Même la perfectionniste en moi en est satisfaite!

Les idées viennent quand on va les chercher

Je vous ai dit plus haut que la motivation vient parfois quand je me force à écrire un peu. C’est vrai aussi pour l’inspiration.

S’éloigner du plan initial et improviser, ça veut aussi dire que parfois, on ne sait pas trop ce qui devrait arriver dans un chapitre.

Ces jours-là, j’aurais pu prendre une pause. Y penser, loin du clavier. Mais j’ai écrit quand même et j’ai bien fait, car c’est à la fin de ces sessions d’écriture difficiles que j’ai trouvé certaines de mes meilleures idées. Entre autres: un road trip imprévu qui montre le côté impulsif d’un de mes personnages, met la lumière sur la vie quotidienne d’un autre, amène de nouveaux visages (et donc de nouvelles opportunités pour l’intrigue) qui n’auraient pas pu exister si mes personnages étaient restés dans leur petit village au fond de la campagne.

Je savais déjà qu’il faut aller chercher l’inspiration au lieu de l’attendre bêtement sans rien faire. Maintenant, je l’ai vraiment compris.

J’aime écrire

Je termine avec une évidence qu’il fait toujours bon de redécouvrir.

Écrire un roman, c’est plus difficile qu’il n’en paraît. C’est s’asseoir, jour après jour, pendant des semaines, des mois, voire des années, avec les mêmes personnages. C’est entendre la petite voix dire c’est nul et l’ignorer. C’est avoir mal au dos, aux poignets, réaliser que c’est une activité beaucoup plus physique qu’il n’en paraît. C’est devoir aller chercher de la motivation et de l’inspiration même et surtout quand on croit qu’il n’en reste plus.

Mais j’aime ça.

Dans le passé, j’ai abandonné des manuscrits en partie parce que, justement, je perdais de vue cet amour. Parce que je me disais que ça ne servait à rien, de déployer autant d’effort quand le plaisir n’y est pas et que de toute façon personne ne lira cette histoire.

Il faut que je me le rappelle souvent: j’aime écrire. Parfois c’est ardu, parfois je me demande pourquoi je me suis embarquée dans cette aventure. Malgré tout, ça vaut la peine.

J’aime me surprendre moi-même. J’aime bâtir tout un univers, un mot à la fois. Alors que mon imagination me tient souvent réveillée la nuit, j’aime cette sensation de vide après une longue session d’écriture.

Alors, bon, cette cinquième leçon apprise le mois dernier est plus un rappel qu’autre chose, mais c’est ce que j’ai préféré réapprendre.

Et vous? Qu’est-ce que le NaNoWriMo vous aura appris?

5 leçons apprises durant NaNoWriMo

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