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NaNoWriMo: quand l’envie d’y participer revient

NaNoWriMo: quand l’envie d’y participer revient

NaNoWriMo: quand l’envie d’y participer revient

Vous connaissez NaNoWriMo? C’est un défi annuel, qui a lieu en novembre et qui vous invite à écrire une oeuvre de fiction d’une longueur de 50 000 mots.

Ça signifie que pour remporter le défi, il faut écrire 1667 mots par jour, du 1er au 30 novembre. C’est très court pour un roman complet; c’est énorme pour un seul mois.

Ma participation cette année (si je participe, rien n’est encore sûr) sera la première depuis cinq ans.

Pourquoi je ne participais plus

J’ai participé au NaNoWriMo deux fois au début de la vingtaine. C’était avant de devenir maman, quand passer une nuit blanche volontairement n’était pas risible et que je pouvais passer des heures dans ma chambre avec la porte fermée sans culpabiliser. Si j’ai atteint l’objectif des 50 000 mots, c’est en grande partie grâce à la liberté que j’avais alors.

J’ai tout de même eu du mal à qualifier ces participations de réussites. Je suis perfectionniste (je sais, c’est original) et je m’en suis voulu de ne pas avoir pondu des brouillons impeccables. Mon roman de 2012 était une merde totale, d’accord, mais celui de 2011 avait du potentiel… Ce n’est que récemment que j’ai compris tout ça, et maintenant il est trop tard, le manuscrit n’existe plus.

En 2013, j’ai voulu participer à nouveau. J’avais une idée, j’étais motivée… Mais j’étais aussi en plein premier trimestre de grossesse. Nous n’avons pas toutes les mêmes symptômes et si vous faites un tour sur les forums du site web officiel, vous verrez plusieurs femmes enceintes se lancer dans l’aventure sans se planter. Personnellement, j’étais perpétuellement épuisée et d’une émotivité digne du feuilleton le plus mélodramatique de la télé. Il a suffi d’une dispute le 31 octobre pour mettre un frein à mon projet du mois de novembre…

Et depuis?

En 2014, j’avais un bébé qui ne supportait pas d’être séparé de mes bras.

En 2015, Arthur marchait et je devais le surveiller constamment pour éviter qu’il étrangle les chats avec ses gros câlins.

En 2016, je n’y ai même pas pensé. J’étais occupée à imaginer notre déménagement. Quand tu te fais réveiller toutes les nuits à 2 heures par tes voisins qui se crient dessus, que tu t’attends à tout moment d’entendre un coup de feu parce que, disons-le, ça me semblait être la suite logique, et que le manque de sommeil s’allie à l’anxiété pour te voler le peu de concentration que tu as normalement, eh bien NaNoWriMo ne figure pas du tout dans la liste des priorités.

L’histoire d’Henriette

L’inspiration et le goût d’écrire me sont revenus après notre déménagement hâtif, quelques jours avant Noël.

Environ un mois après avoir retrouvé des nuits paisibles, je repensais à une amorce d’écriture que j’avais partagée sur Pinterest sans trop savoir ce que je pourrais en faire.

Tu te baignes avec tes amis dans un lac. Lorsque tu remontes à la surface après avoir plongé, c’est soudainement l’hiver et tes amis sont morts.

Ça ne ressemble pas au genre d’histoire que j’ai l’habitude d’écrire.

En fait, non. Oubliez ce que je viens de dire: c’est un mensonge. Ce n’est plus le genre d’histoire que j’écris. Adolescente, je peuplais fréquemment mes histoires de sorciers et de créatures légendaires.

Mais après le désastre que fut mon roman écrit durant le NaNoWriMo de 2012, j’ai décidé que la magie et tout ça, ce n’était pas pour moi.

Alors quand, au début de cette année, le personnage d’Henriette s’est imposé à moi avec son histoire invraisemblable, ça m’a étonnée tout autant que ça m’a donné envie d’ouvrir un nouveau document Scrivener et plonger tête première dans cet univers dépaysant.

Au fil des semaines, Henriette et sa mésaventure se sont tranquillement définies sur mon écran.

C’est l’hiver et ses amis sont morts lorsqu’elle remonte à la surface du lac parce que des décennies se sont écoulées depuis qu’elle a plongé, même si elle n’a pas vieilli du tout elle-même.

J’ai écrit des milliers de mots durant quelques semaines. Puis, au printemps, les lapins ont pointé le bout de leur nez.

Maudits lapins

En anglais, il y a une expression très utilisée sur les blogs et les forums d’écriture: plot bunnies.

Ce sont ces fragments d’histoire, pas très développés mais hyper attirants, qui bondissent à des moments inopportuns et vous supplient de leur donner de l’attention. Il est recommandé d’ignorer ces foutus lapins. On peut les prendre en note quelque part pour ne pas les oublier, mais si on veut finir un roman un jour, il faut retourner à l’histoire sur laquelle on travaillait à l’origine, même si sa fourrure commence à se ternir. C’est impératif.

Je le sais, c’est ça le pire. Mais comme je vous le disais, il 5 ans j’avais décidé que les histoires comme celle d’Henriette ne me convenaient pas. Et puis les lapins sont sortis après que j’aie frappé un mur. J’ai vu ça comme un signe: bon, tu avais raison, tu n’es pas faite pour ce genre littéraire.

Henriette a plongé dans un tiroir.

L’inspiration revenue

Plus tôt ce mois-ci, je me suis souvenue d’Henriette.

J’ai eu envie de la ressortir du tiroir et de comprendre pourquoi j’avais frappé un mur au printemps.

La réponse est simple: il ne se passait presque rien après qu’Henriette soit ressortie de l’eau.

J’adore les romans où l’évolution psychologique des personnages est roi, ces histoires difficiles à résumer parce que c’est une expérience plus qu’une intrigue. Je n’ai pas l’intention d’écrire un roman dans lequel le monde intérieur des personnages est relégué au dernier plan. Toutefois, l’histoire d’Henriette exige un tout petit peu plus d’action.

Depuis deux semaines, j’ai donc changé certains détails et revu les grandes lignes de l’intrigue. Henriette est maintenant plus vieille qu’elle ne l’était au départ. Elle a un enfant et est enceinte de deux mois. Ce n’est pas intentionnellement qu’elle s’est retrouvée dans l’eau: elle y est tombée. Les lignes de téléphones sont brisées au moment de son retour, ce qui me permet d’expliquer pourquoi personne n’a appelé d’ambulance en plus de mettre en évidence l’isolement de ce village. D’autres personnages ont connu le même sort qu’elle. Et cetera, et cetera.

NaNoWriMo pour se motiver à écrire ce premier brouillon

Je suis bien motivée pour le moment, mais je ne me fais pas d’illusion. Je sais que les lapins attendent, tapis dans leur terrier, prêts à me sauter dessus au moindre coup de mou.

C’est pour ça que j’ai eu envie de retenter ce pari fou qu’est le NaNoWriMo. Me donner l’objectif d’écrire 50 000 mots en un mois, ça me forcera à continuer même lorsqu’une autre histoire me fera des yeux doux.

Je vous reviendrai prochainement avec un article sur les stratégies que je souhaite mettre en place pour optimiser mes chances d’atteindre mon objectif.

À bientôt!

Faîtes-vous le NaNoWriMo?

Partagez-moi votre nom d’utilisateur dans les commentaires pour que je vous ajoute comme writing buddy sur le site web officiel! Le mien, c’est le même que sur Twitter: NoemieWrites.

Parlez-moi de votre expérience avec le NaNoWriMo! Combien d’années l’avez-vous fait? Quelles idées avez-vous pour novembre et quel est votre plan d’attaque (aurez-vous un plan détaillé ou sauterez-vous dans le vide en criant géronimo)? Si vous n’avez jamais tenté ce défi, qu’est-ce qui vous freine?

NaNoWriMo: quand l'envie d'y participer revient

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2 Comments

  • Je ne connaissais pas ce challenge, mais je pense que ça doit être effectivement très intense. Suivre l’inspiration est une chose, s’obliger à la travailler en est une autre… En tous cas, si tu te lances, je suivrai avec plaisir tes aventures :-).

    • 12 mois ago

      Merci pour ton commentaire, Sarah 🙂

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